Test covid : les meilleures anecdotes d’un étudiant en médecine réquisitionné pour les dépistages

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24 Mar, 2021

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Depuis le début de l’épidémie, de nombreux étudiants en santé ont prêté main forte aux soignants des hôpitaux de Lyon. Les externes en quatrième année de médecine ont notamment été réquisitionnés pour effectuer des tests PCR dans le centre de dépistage du palais des sports de Gerland. Ces journées de réquisition, obligatoires et non rémunérées, font l’objet d’une controverse car elles sont décomptées des périodes de stage des étudiants. Une expérience qui n’apporte rien d’un point de vue pédagogique, comme nous le confirme Guillaume, étudiant en médecine à Lyon Est. Il nous livre ses pépites de situations gênantes vécues en dépistage covid.

Équipés de la tête au pied, avec masque, lunettes, gants et charlotte pour ne rien transmettre et ne rien attraper, les étudiants avaient rendez-vous au palais des sports de Gerland. Le stade, transformé par la municipalité en grand centre de dépistage, accueillait les patients toute la journée. “Il y a des semaines où la file d’attente continuait dans la rue et jusqu’au métro” raconte Guillaume, qui a eu la chance de tomber sur une semaine assez tranquille.

Un test parfois très mal reçu

“Il y a vraiment plein de réactions différentes au test”, explique Guillaume. “Le stress, c’est quand même les enfants. La plupart ont été très mignons mais on en a eu quelques uns moins conciliants.” Comme cette fillette, qui bougeait constamment sa tête pour éviter le coton tige. “On a dû s’y mettre à trois pour la tenir avant d’abandonner et la renvoyer chez elle.” Ou cette ado de 14 ans qui a fait un tel cinéma que sa mère l’a convaincue en lui promettant un KFC à la fin. “On l’entendait crier dans tout le stade”, s’amuse Guillaume.

Les plus douillets ne sont pas ceux qu’on croit

Etonnamment, ce sont plus souvent les adultes que les enfants qui se plaignent de la douleur. Le plus drôle, raconte Guillaume, c’est cette escouade de 8 CRS en uniforme qui s’est fait dépister un matin. “Tous sans exception ils ont pleuré !” nous confie Guillaume. “Ils n’étaient plus très intimidants du coup”.

Les risques du métier

Et puis, il y a les autres. “Ceux qui éternuent à la fin du test et qui te morvent sur la main”, rigole Guillaume. “Ceux qui te racontent leur vie” et “ceux qui t’insultent”. Des expériences pas vraiment agréables et des conditions de travail pas toujours idéales selon l’étudiant en médecine. Parti avec l’équipe mobile dépister dans un EHPAD, Guillaume nous raconte qu’ils ont dû réaliser 45 tests de dépistage en 2 heures. Pas de quoi être tendre avec les personnes âgées de l’établissement.

Sources : France Info 

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